SCRUTATIO

Lundi, 13 Juillet 2026 - Santa Clelia Barbieri ( Letture di oggi)

Livre de Job 29


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JERUSALEMLe Sainte Bible Vigouroux
1 Job continua de s'exprimer en sentences et dit:1 Job, reprenant son discours sentencieux (prenant encore de nouveau sa parabole), parla encore en ces termes :
2 Qui me fera revivre les mois d'antan, ces jours où Dieu veillait sur moi,2 Qui me donnera d'être comme au temps d'autrefois, comme aux jours où Dieu me gardait ?
3 où sa lampe brillait sur ma tête et sa lumière me guidait dans les ténèbres!3 Lorsque sa lampe luisait sur ma tête, et qu'à sa lumière je marchais dans les ténèbres ;
4 Puissé-je revoir les jours de mon automne, quand Dieu protégeait ma tente,4 comme j'étais aux jours de ma jeunesse, lorsque Dieu habitait en secret dans ma tente (tabernacle) ;
5 que Shaddaï demeurait avec moi et que mes garçons m'entouraient;5 lorsque le Tout-Puissant était avec moi, et mes enfants (serviteurs) autour de moi ;
6 quand mes pieds baignaient dans le laitage, et du rocher coulaient des ruisseaux d'huile!6 lorsque je lavais mes pieds dans le lait caillé (beurre), et que (une) la pierre répandait pour moi des ruisseaux d'huile ;
7 Si je sortais vers la porte de la ville, si j'installais mon siège sur la place,7 lorsque je m'avançais vers la porte de la ville, et que l'on me préparait un siège dans la place publique ?
8 à ma vue, les jeunes gens se retiraient, les vieillards se mettaient debout.8 Les jeunes gens me voyaient et se cachaient (retiraient à l'écart) ; et les vieillards, se levant, demeuraient debout.
9 Les notables arrêtaient leurs discours et mettaient la main sur leur bouche.9 Les princes cessaient de parler, et ils mettaient le doigt sur leur bouche.
10 La voix des chefs s'étouffait et leur langue se collait au palais.10 Les chefs (grands) retenaient leur voix, et leur langue demeurait attachée à leur palais.
11 A m'entendre, on me félicitait, à me voir, on me rendait témoignage.11 L'oreille qui m'écoutait me proclamait bienheureux, et l'œil qui me voyait me rendait témoignage,
12 Car je délivrais le pauvre en détresse et l'orphelin privé d'appui.12 parce que j'avais délivré le pauvre qui criait, et l'orphelin privé de secours.
13 La bénédiction du mourant se posait sur moi et je rendais la joie au coeur de la veuve.13 La bénédiction de celui qui allait périr venait sur moi, et je consolais le cœur de la veuve.
14 J'avais revêtu la justice comme un vêtement, j'avais le droit pour manteau et turban.14 Je me suis revêtu de la justice, et l'équité (de jugements) me servit (m'a servi) comme d'un manteau (de vêtement) et d'un diadème.
15 J'étais les yeux de l'aveugle, les pieds du boiteux.15 J'ai été l'œil de l'aveugle, et le pied du boiteux.
16 C'était moi le père des pauvres; la cause d'un inconnu, je l'examinais.16 J'étais le père des pauvres, et j'examinais avec un soin extrême l'affaire que je ne connaissais pas.
17 Je brisais les crocs de l'homme inique, d'entre ses dents j'arrachais sa proie.17 Je brisais les mâchoires de l'injuste, et je lui arrachais sa proie d'entre les dents.
18 Et je disais: "Je mourrai dans ma fierté, après des jours nombreux comme le sable.18 Je disais : Je mourrai dans mon (petit) nid, et je multiplierai mes jours comme le palmier.
19 Mes racines ont accès à l'eau, la rosée se dépose la nuit sur mon feuillage.19 Ma racine s'étend le long des eaux, et la rosée se reposera sur mes branches (ma moisson).
20 Ma gloire sera toujours nouvelle et dans ma main mon arc reprendra force.20 Ma gloire se renouvellera sans cesse, et mon arc se fortifiera dans ma main.
21 Ils m'écoutaient, dans l'attente, silencieux pour entendre mon avis.21 Ceux qui m'écoutaient attendaient mon avis (sentiment), et ils se taisaient, attentifs à mon sentiment (avis).
22 Quand j'avais parlé, nul ne répliquait, et sur eux, goutte à goutte, tombaient mes paroles.22 Ils n'osaient rien ajouter à mes paroles, et elles tombaient sur eux comme la rosée.
23 Ils m'attendaient comme la pluie, leur bouche s'ouvrait comme pour l'ondée tardive.23 Ils me désiraient comme la pluie, et leur bouche s'ouvrait comme aux ondées de l'arrière-saison.
24 Si je leur souriais, ils n'osaient y croire, ils recueillaient sur mon visage tout signe de faveur.24 Si parfois je leur souriais, ils ne pouvaient le croire, et la lumière de mon visage ne tombait pas à terre.
25 Je leur indiquais la route en siégeant à leur tête, tel un roi installé parmi ses troupes, et je les menaispartout à mon gré.25 Quand (Si) je voulais aller parmi eux, je prenais la première place ; et lorsque j'étais assis comme un roi au milieu de ses gardes, je ne laissais pas d'être le consolateur des affligés.