1cf2Et lorsque toute l'armée apprit qu'Holoferne avait été décapité, tout sang-froid et toute sagesse (l'esprit et le conseil) les abandonna, et, poussés par la frayeur et la crainte (l'inquiétude), ils cherchèrent leur salut dans la fuite ;1Mais Vous, notre Dieu, Vous êtes doux, fidèle et patient, et Vous gouvernez tout avec miséricorde.2de sorte que nul ne parlait à son compagnon, mais, baissant la tête et abandonnant tout, ils se hâtaient d'échapper aux Hébreux, qu'ils entendaient venir sur eux les armes à la main, et ils fuyaient par les chemins de la campagne et par les sentiers des collines.2Car, si nous péchons, nous sommes à Vous, nous qui connaissons Votre grandeur; et si nous ne péchons pas, nous savons que nous sommes comptés au nombre des vôtres.3Les fils d'Israël, les voyant donc s'enfuir, les poursuivirent, et ils descendirent sonnant des trompettes et poussant de grands cris derrière eux.3Vous connaître, c'est la parfaite justice; et comprendre Votre équité et Votre puissance, c'est la racine de l'immortalité.4Et comme les Assyriens ne fuyaient pas en corps, mais qu'ils se précipitaient isolément, les Israélites, au contraire, les poursuivaient groupés tous ensemble, et ils tuaient tous ceux qu'ils rencontraient.4Aussi n'avons-nous pas été induits en erreur par les inventions de l'art pernicieux des hommes, ni par le vain travail des ombres de la peinture, ni par une figure sculptée et peinte en diverses couleurs,5En même temps (C'est pourquoi) Ozias envoya des messagers dans toutes les villes et dans toutes les provinces d'Israël.5dont la vue excite la passion d'un insensé, et lui fait aimer le fantôme sans vie d'une image morte.6Ceux qui aiment le mal sont dignes de mettre leur espérance en de tels dieux, et aussi ceux qui les font, ceux qui les aiment, et ceux qui les adorent.6Aussitôt (C'est pourquoi aussi) chaque ville et chaque province, ayant armé l'élite des jeunes gens, les envoya après les Assyriens, et ils les poursuivirent l'épée à la main jusqu'à ce qu'ils arrivassent aux extrêmes frontières de leur pays.7Cependant ceux qui étaient restés à Béthulie entrèrent dans le camp des Assyriens, d'où ils remportèrent tout le butin que les Assyriens avaient laissé dans leur fuite, et ils revinrent tout chargés.7Un potier qui manie la terre molle en fait par son travail toute sorte de vases pour notre usage, et, de la même argile, il en forme qui sont destinés à des emplois honnêtes, et d'autres pour des emplois contraires; et le potier est le juge de l'usage de ces vases.8Mais ceux qui rentrèrent vainqueurs à Béthulie apportèrent avec eux tout ce qui avait été aux Assyriens. De sorte qu'il y avait une quantité innombrable de troupeaux, de bestiaux et de bagages, et que tous s'enrichirent de leurs dépouilles, depuis le plus petit jusqu'au plus grand.8Puis par un vain travail il forme un dieu avec la même boue, lui qui peu de temps auparavant a été fait de terre, et qui doit bientôt retourner au lieu de son origine, lorsqu'on lui redemandera l'âme qu'il avait reçue en dépôt.9Toutefois il ne s'inquiète pas de ce malheur futur, ni de la brièveté de sa vie, mais il rivalise avec les ouvriers en or et en argent; il imite aussi ceux qui travaillent l'airain, et il met sa gloire à exécuter des ouvrages inutiles.9Or Joacim, le grand prêtre, vint de Jérusalem à Béthulie avec tous les anciens (ses prêtres), pour voir Judith.10Son coeur n'est que cendre, une terre vile est son espérance, et sa vie est plus méprisable que la boue,10Et elle sortit au-devant de lui ; et ils la bénirent tous d'une seule voix, en disant : Vous êtes la gloire de Jérusalem ; vous êtes la joie d'Israël ; vous êtes l'honneur de notre peuple.11Car vous avez agi avec un mâle courage ; et votre cœur s'est affermi, parce que vous avez aimé la chasteté, et qu'après avoir perdu votre mari, vous n'en avez pas connu d'autre. C'est pour cela que la main du Seigneur vous a fortifiée, et que vous serez bénie éternellement.11car il ignore Celui qui l'a formé, qui lui a inspiré une âme agissante, et qui a soufflé en lui l'esprit de vie.12Ils se sont en outre imaginé que notre vie est un jeu, et qu'il n'y a d'autre but de l'existence que le gain, et qu'il faut acquérir par tous les moyens, même par le mal.12Et tout le peuple dit : Ainsi soit-il, ainsi soit-il.13Celui-là sait bien qu'il est plus coupable que tous les autres, qui forme d'une même terre des vases fragiles et des idoles.13Trente jours suffirent à peine au peuple d'Israël pour recueillir les dépouilles des Assyriens.14Et tout ce qu'on reconnut avoir appartenu (en propre) à Holoferne, en or, en argent, en vêtements, en pierreries et en toute sorte de meubles, fut donné à Judith par le peuple.14Mais ils sont tous insensés, et malheureux plus qu'on ne peut le dire, ces orgueilleux, qui sont les ennemis de Votre peuple et qui le dominent;15car ils ont pris pour des dieux toutes les idoles des nations, qui ne peuvent ni se servir de leurs yeux pour voir, ni de leurs narines pour respirer, ni de leurs oreilles pour entendre, ni des doigts de leurs mains pour toucher, ni de leurs pieds qui sont paresseux pour marcher.15Et tous les hommes (peuples), les femmes, les jeunes filles et les jeunes gens (hommes), se réjouirent au son des guitares (harpes) et des autres instruments de musique.16Car c'est un homme qui les a faits et celui qui les a formés n'avait qu'un esprit d'emprunt. En effet, il n'est pas d'homme qui puisse faire un dieu semblable à lui.17Etant lui-même mortel, de ses mains criminelles il ne forme qu'une oeuvre morte. Ainsi lui-même il vaut mieux que ceux qu'il adore, car il vit quelque temps, quoiqu'il soit mortel, et eux n'ont jamais vécu.18Ils adorent les plus vils animaux, qui, comparés aux autres bêtes sans raison, sont au-dessous d'elles.19La vue même de ces animaux ne montre rien de bon en eux, car ils se sont souscrits à la louange de Dieu et à Sa bénédiction.