1cf2Or ces paroles d'Ozias furent rapportées à Judith, veuve, qui était fille de Mérari, fils d'Idox, fils de Joseph, fils d'Ozias, fils d'Elaï, fils de Jamnor, fils de Gédéon, fils de Raphaïm, fils d'Achitob, fils de Melchia, fils d'Enan, fils de Nathania, fils de Salathiel, fils de Siméon, fils de Ruben.1La sagesse atteint donc avec force depuis une extrémité jusqu'à l'autre, et elle dispose tout avec suavité.2Et son mari fut Manassès, qui mourut au temps (aux jours) de la moisson de l'orge ;2Je l'ai aimée, je l'ai recherchée dès ma jeunesse, et j'ai tâché de l'avoir pour épouse, et je me suis épris de sa beauté.3car tandis qu'il faisait travailler ceux qui liaient les gerbes dans les champs, l'ardeur du soleil frappa sa tête, et il mourut dans Béthulie sa ville, où il fut enseveli avec ses pères.3Elle manifeste la gloire de son origine, car elle habite avec Dieu, et le Seigneur de toutes choses la chérit.4Or (Ainsi) il y avait déjà trois ans et demi que Judith était demeurée veuve.4C'est elle qui enseigne la science de Dieu, et qui est la directrice de Ses oeuvres.5Et elle s'était fait au haut de sa maison une chambre secrète, où elle demeurait enfermée avec ses servantes.5Si l'on souhaite les richesses dans cette vie, qu'y a-t-il de plus riche que la sagesse qui fait toutes choses?6Et ayant un cilice sur ses reins, elle jeûnait tous les jours de sa vie, excepté les sabbats, les premiers jours du mois (néoménies) et les fêtes de la maison d'Israël.6Si la prudence peut agir, qui a plus de part que la sagesse à tout ce qui se fait?7Et si quelqu'un aime la justice, les grandes vertus sont son ouvrage: car c'est elle qui enseigne la tempérance, et la prudence, et la justice, et la force, qui sont les choses les plus utiles à l'homme dans cette vie.7Elle était d'un élégant aspect (d'une grande beauté), et son mari lui avait laissé de grandes richesses, un grand nombre de serviteurs (une famille nombreuse, note), et des héritages où elle avait de nombreux troupeaux de bœufs et de moutons (brebis).8Elle était très estimée de tous, parce qu'elle avait une grande crainte du Seigneur ; et il n'y avait personne qui dît une seule parole à son désavantage.8Et si quelqu'un désire l'étendue de la science, elle connaît le passé, et juge de l'avenir; elle pénètre les subtilités des discours et les solutions des arguments; elle connaît les signes et les prodiges avant qu'ils paraissent, et les événements des temps et des siècles.9Ayant donc appris qu'Ozias avait promis de livrer la ville dans cinq jours, elle envoya chercher Chabri et Charmi, anciens du peuple.9J'ai donc résolu de la prendre avec moi pour compagne de ma vie, sachant qu'elle me fera part de ses biens, et qu'elle sera ma consolation dans mes peines et dans mes ennuis.10Ils vinrent auprès d'elle, et elle leur dit : Comment donc Ozias a-t-il consenti de livrer la ville aux Assyriens, s'il ne vous venait du secours dans cinq jours ?10J'aurai, grâce à elle, de la gloire auprès des foules, et, quoique jeune, de l'honneur auprès des vieillards;11Et qui êtes-vous, vous qui tentez le Seigneur ?11on reconnaîtra ma pénétration dans les jugemeents, je paraîtrai admirable en présence des puissants, et les princes témoigneront leur étonnement sur leurs visages.12Ce n'est pas là le moyen d'attirer sa miséricorde, mais plutôt d'exciter sa colère et d'allumer sa fureur.12Quand je me tairai, ils attendront que je parle; quand je parlerai, ils me regarderont attentivement, et si je prolonge mes discours, ils mettront la main sur leur bouche.13Vous avez prescrit un terme (temps) à la miséricorde du Seigneur selon qu'il vous a plu, et vous lui avez marqué un jour.13C'est par elle aussi que j'aurai l'immortalité, et que je laisserai un souvenir à ceux qui vivront après moi.14Je gouvernerai les peuples, et les nations me seront soumises.14Mais, parce que (puisque) le Seigneur est patient, faisons pénitence de cette faute, et implorons son pardon avec beaucoup de larmes.15Les rois redoutables craindront lorsqu'ils entendront parler de moi. Je me montrerai bon pour mon peuple, et vaillant à la guerre.15Car Dieu ne menace pas comme un homme, et il ne s'enflamme pas de colère comme les fils des hommes.16En rentrant dans ma maison, je me reposeerai avec elle; car il n'y a pas d'amertume à converser avec elle, ni d'ennui à vivre auprès d'elle, mais seulement de la satisfaction et de la joie.16C'est pourquoi humilions nos âmes devant lui, et servons-le en demeurant dans un esprit d'abaissement (humilié),17et prions le Seigneur avec larmes de nous faire sentir sa miséricorde en la manière qu'il lui plaira, afin que, comme l'orgueil de nos ennemis a troublé notre cœur, ainsi notre humilité devienne pour nous un sujet de gloire.17Je pensais donc à ces choses, et je considérais dans mon coeur que l'immortalité est dans l'union avec la sagesse,18Car nous n'avons pas suivi les péchés de nos pères, qui ont abandonné leur Dieu, et qui ont adoré des dieux étrangers.18qu'il y a un saint bonheur dans son amitié, des richesses inépuisables dans les oeuvres de ses mains, et qu'on trouve l'intelligence dans ses entretiens, et la gloire dans la communication de ses discours; je cherchais de tous côtés, afin de la prendre pour ma compagne.19A cause de ce crime ils ont été abandonnés à leurs ennemis, au glaive, au pillage et à la confusion. Mais, pour nous, nous ne connaissons pas d'autre Dieu que lui.19J'étais un enfant d'une excellente nature, et j'avais reçu en partage une bonne âme.20Attendons humblement ses consolations, et il sauvera notre vie (sang) des afflictions que nos ennemis nous font souffrir ; il humiliera (aussi) toutes les nations qui s'élèvent contre nous, et il les couvrira de honte, lui, le Seigneur notre Dieu.20Et plutôt, comme j'étais bon, je suis venu dans un corps sans souillure.21Et comme je savais que je ne pouvais avoir la continence si Dieu ne me la donnait, et c'était déjà un effet de la sagesse de savoir de qui venait ce don, je m'adressai au Seigneur, et je L'implorai, et je Lui dis de tout mon coeur:21Et maintenant, mes frères, puisque vous êtes les anciens du peuple de Dieu, et que leur vie (âme) dépend de vous, relevez leur cœur par vos paroles, afin qu'ils se souviennent que nos pères ont été tentés, pour éprouver s'ils servaient (honoraient) véritablement leur Dieu.22Ils doivent se souvenir qu'Abraham notre père a été tenté, et qu'ayant été éprouvé par beaucoup d'afflictions (tribulations), il est devenu l'ami de Dieu.23C'est ainsi qu'Isaac, que Jacob, que Moïse, et que tous ceux qui ont plu à Dieu, ont passé par de nombreuses afflictions (tribulations), et sont demeurés fidèles.24Quant à ceux qui n'ont pas reçu ces épreuves dans la crainte du Seigneur, qui ont témoigné leur impatience, leurs reproches et leurs murmures contre le Seigneur,25ils ont été exterminés par l'(ange) exterminateur, et ils ont péri par les serpents.26Ne témoignons donc pas d'impatience dans ces maux que nous souffrons ;27mais, considérant que ces peines sont moindres que nos péchés, croyons que ces fléaux, dont Dieu nous châtie comme ses serviteurs, nous sont envoyés pour nous corriger, et non pour nous perdre.28Alors Ozias et les anciens lui répondirent : Tout ce que vous avez dit est vrai, et il n'y a rien à reprendre dans vos paroles.29Maintenant donc priez pour nous, parce que vous êtes une femme sainte et craignant Dieu.30Et Judith leur dit : Comme vous reconnaissez que ce que j'ai pu vous dire est de Dieu,31éprouvez aussi si ce que j'ai résolu de faire vient de lui, et priez-le, afin qu'il affermisse mon dessein (ma résolution).32Vous vous tiendrez cette nuit à la porte de la ville, et je sortirai avec ma servante ; et priez pour que le Seigneur, comme vous l'avez dit, regarde son peuple d'Israël dans ces cinq jours.33Mais je ne veux pas que vous scrutiez mon dessein ; et jusqu'à ce que je vous apporte des nouvelles, qu'on ne fasse autre chose que de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.34Et Ozias, prince de Juda, lui dit : Allez en paix, et que le Seigneur soit avec vous pour se venger de nos ennemis. Et l'ayant quittée, ils s'en allèrent.