SCRUTATIO

Mercredi, 8 Juillet 2026 - Sant´Edda ( Letture di oggi)

Livre de Judith 10


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1Or il arriva que Judith, ayant cessé de crier vers le Seigneur, se leva du lieu où elle était prosternée contre terre devant le Seigneur.1cf2Pendant que Tobie différait son départ à cause de ses noces, son père s'inquiétait et disait : D'où peut venir ce retard de mon fils, et qui peut le retenir là-bas ?2Et elle appela sa servante, et descendant dans sa maison, elle ôta son cilice, quitta ses vêtements de veuve,2Ne serait-ce pas que Gabélus est mort, et qu'il ne se trouve personne pour lui rendre l'argent ?3se lava le corps, répandit sur elle un parfum précieux, sépara en deux les cheveux de sa tête, et mit un turban sur sa tête, se revêtit des vêtements de sa joie, mit des sandales à ses pieds, prit des bracelets, des lis d'or, des pendants d'oreilles, des anneaux, et se para de tous ses ornements.3Il commença donc à s'attrister vivement, et Anne, sa femme, avec lui ; et ils se mirent ensemble à pleurer de ce que leur fils n'était pas revenu auprès d'eux au jour marqué.4Le Seigneur même lui ajouta un nouvel éclat, parce que tout cet ajustement avait pour principe non la passion, mais la vertu. C'est pourquoi le Seigneur lui augmenta sa beauté, afin qu'elle apparût aux yeux de tous avec un éclat incomparable.4Mais sa mère surtout versait des larmes inconsolables, et elle disait : Hélas ! hélas ! mon fils, pourquoi t'avons-nous envoyé si loin, toi la lumière de nos yeux, le bâton de notre vieillesse, la consolation de notre vie et l'espérance de notre postérité ?5Nous ne devions pas t'éloigner de nous, puisque toi seul nous tenais lieu de toutes choses.5Elle confia ensuite à sa servante une outre de vin, un vase d'huile, de la farine, des figues séches, du pain et du fromage, et elle partit.6Et lorsqu'elles furent arrivées à la porte de la ville, elles trouvèrent Ozias et les anciens de la ville qui l'attendaient.6Tobie lui disait : Tais-toi, et ne te trouble pas ; notre fils se porte bien ; cet homme avec qui nous l'avons envoyé est très fidèle.7Mais rien ne pouvait la consoler ; et, sortant tous les jours de sa maison, elle regardait de tous côtés, et allait dans tous les chemins par lesquels elle espérait qu'il pourrait revenir pour tâcher de le découvrir de loin quand il reviendrait.7Quand ils la virent, ils furent dans le dernier étonnement, et admirèrent sa beauté.8Cependant Raguël disait à son gendre : Demeure ici, et j'enverrai à Tobie ton père des nouvelles de ta santé.8Ils ne lui firent néanmoins aucune demande, mais ils la laissèrent passer, en disant : Que le Dieu de nos pères vous donne Sa grâce, et qu'Il affermisse par Sa force toutes les résolutions de votre coeur, afin que Jérusalem se glorifie en vous, et que votre nom soit au nombre des saints et des justes.9Et ceux qui étaient présents répondirent tous d'une seule voix : Ainsi soit-il, ainsi soit-il.9Tobie lui répondit : Je sais (parfaitement) que mon père et ma mère comptent maintenant les jours, et qu'ils sont accablés de chagrin.10Et comme Raguël priait Tobie avec de grandes instances, et que celui-ci refusait de consentir, il lui remit Sara et la moitié de tout ce qu'il possédait en serviteurs, en servantes, en troupeaux, en chameaux, en vaches, et une grande quantité d'argent, et il le laissa partir plein de santé et de joie,10Cependant Judith, priant le Seigneur, franchit les portes, elle et sa servante.11en lui disant : Que le saint ange du Seigneur soit en votre chemin ; qu'il vous conduise sains et saufs, et puissiez-vous trouver votre père et votre mère en bon état, et que mes yeux voient vos enfants avant que je meure.11Or comme elle descendait de la montagne vers le point du jour, les gardes avancées des Assyriens la rencontrèrent et l'arrêtèrent, en lui disant : D'où venez-vous, et où allez-vous?12Et les parents, prenant leur fille, la baisèrent et la laissèrent aller,12Elle répondit : Je suis fille des Hébreux; je me suis enfuie d'auprès d'eux, parce que j'ai reconnu qu'ils vous seront livrés comme une proie, parce qu'ils vous ont méprisés, et qu'ils n'ont pas voulu se rendre à vous spontanément afin de trouver miséricorde devant vous.13l'avertissant d'honorer son beau-père et sa belle-mère, d'aimer son mari, de régler sa famille, de gouverner sa maison, (et) de se conserver elle-même irrépréhensible.13C'est pourquoi j'ai réfléchi en moi-même, disant : J'irai trouver le prince Holoferne, pour lui découvrir leurs secrets, et pour lui indiquer un moyen de les prendre sans perdre un seul homme de son armée.14Et lorsque ces hommes eurent entendu ses paroles, ils contemplèrent son visage, et la stupeur était dans leurs yeux, tant ils admiraient sa beauté.15Et ils lui dirent : Vous avez sauvé votre vie en prenant cette résolution de descendre auprès de notre maître.16Et sachez que, lorsque vous paraîtrez devant lui, il vous traitera bien, et que vous serez très agréable à son coeur. Ils la conduisirent donc à la tente d'Holoferne, et la lui annoncèrent.17Et lorsqu'elle fut entrée devant Holoferne, il fut aussitôt séduit par ses regards.18Et ses officiers lui dirent : Qui pourrait mépriser le peuple des Hébreux, qui ont des femmes si belles, qu'elles méritent bien que nous combattions contre eux pour elles?19Or Judith, voyant Holoferne assis sous son pavillon, qui était de pourpre et d'or, et d'émeraudes et de pierres précieuses,20jeta les yeux sur son visage, et l'adora en se prosternant jusqu'à terre. Et les serviteurs d'Holoferne la relevèrent par ordre de leur maître.