SCRUTATIO

Lundi, 6 Juillet 2026 - Santa Maria Goretti ( Letture di oggi)

Livre de Judith 7


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1cf2Or ils entrèrent chez Raguël, qui les reçut avec joie.1Le lendemain, Holoferne ordonna à toutes ses troupes de marcher contre Béthulie.2Et Raguël, regardant Tobie, dit à Anne sa femme : Que ce jeune homme ressemble à mon cousin !2Or son armée était de cent vingt mille fantassins et de vingt-deux mille cavaliers, sans compter tous les hommes qu'il avait faits captifs, et tous les jeunes gens amenés des provinces et des villes.3Ils se mirent tous ensemble en état de combattre les Israélites, et ils vinrent le long de la montagne jusqu'au sommet qui regarde Dothaïn, depuis le lieu appelé Belma jusqu'à Chelmon, qui est vis-à-vis d'Esdrelon.3Après cela il leur dit : D'où êtes-vous, (mes) jeunes gens nos frères ? Ils lui dirent : Nous sommes de la tribu de Nephthali, du nombre des captifs de Ninive.4Les fils d'Israël, lorsqu'ils virent cette multitude, se prosternèrent en terre; et, se couvrant la tête de cendre, ils prièrent d'un même coeur le Dieu d'Israël de faire éclater Sa miséricorde sur Son peuple.4Et Raguël leur dit : Connaissez-vous mon frère Tobie ? Ils lui dirent : Nous le connaissons.5Et comme Raguël en disait beaucoup de bien, l'ange lui dit : Tobie, dont vous nous demandez des nouvelles, est le père de ce jeune homme.5Et, prenant leurs armes, ils se postèrent dans les lieux où il y avait de petits sentiers qui servaient de chemin entre les montagnes, et ils les gardaient tout le jour et toute la nuit.6Et Raguël, s'avançant aussitôt, le baisa avec larmes, et pleurant sur son cou,6Or Holoferne, parcourant les environs, trouva que la fontaine qui coulait dans la ville avait du côté du midi un aqueduc qui était hors des remparts; et il ordonna qu'on coupât l'aqueduc.7il dit : Sois béni, mon fils ; car tu es le fils d'un homme de bien, du meilleur des hommes.7Il y avait cependant, non loin des murs, des fontaines où l'on voyait les assiégés puiser furtivement de l'eau, plutôt pour soulager leur soif que pour l'apaiser.8Et Anne sa femme et Sara leur fille se mirent à pleurer.8Alors les fils d'Ammon et de Moab vinrent trouver Holoferne, en disant : Les fils d'Israël n'espèrent ni en leurs lances ni en leurs flèches; mais les montagnes les défendent, et ces collines escarpées et ces précipices sont leur force.9Et, après cet entretien, Raguël ordonna qu'on tuât un bélier et qu'on préparât le festin. Et comme il les priait de se mettre à table,9Si donc vous voulez les vaincre sans combat, mettez des gardes aux fontaines, pour les empêcher d'y puiser de l'eau, et vous les ferez périr sans tirer l'épée; ou bien, découragés, ils rendront leur ville, qu'ils croient imprenable, parce qu'elle est placée sur les montagnes.10Tobie dit : Je ne mangerai et ne boirai pas ici aujourd'hui, que vous ne m'ayez accordé ma demande, et que vous ne me promettiez de me donner Sara, votre fille.10Ces paroles plurent à Holoferne et à ses officiers; et il plaça cent hommes de garde autour de chaque fontaine.11Cette garde ayant été faite pendant vingt jours, les citernes et les réservoirs d'eau manquèrent à tous les habitants de Béthulie, et il ne restait pas dans la ville de quoi donner suffisamment à boire même un seul jour; car on distribuait chaque jour au peuple l'eau par mesure.11A ces mots, Raguël fut saisi de frayeur (épouvanté), sachant ce qui était arrivé aux sept maris qui s'étaient approchés d'elle, et il commença à craindre que la même chose n'arrivât aussi à celui-ci. Et comme il hésitait, et ne répondait rien à la demande de Tobie,12l'ange lui dit : Ne craignez pas de la donner à ce jeune homme, car il craint Dieu, et c'est à lui que votre fille est due comme épouse ; c'est pourquoi nul autre n'a pu la posséder.12Alors les hommes, les femmes, les jeunes gens et les petits enfants vinrent en foule trouver Ozias, et tous d'une seule voix13Alors Raguël dit : Je ne doute pas que Dieu n'ait admis mes prières et mes larmes en sa présence.13lui dirent : Que Dieu soit juge entre vous et nous; car c'est vous qui nous avez attiré des maux, n'ayant pas voulu parler de paix avec les Assyriens; et c'est pour cela que Dieu nous a livrés entre leurs mains.14Et c'est pourquoi nous demeurons sans secours, et la soif nous fait périr misérablement devant leurs yeux.14Et je crois qu'il vous a fait venir (uniquement) afin que cette fille épousât quelqu'un de sa parenté selon la loi de Moïse ; et ainsi ne doute pas que je ne te donne ma fille comme tu le désires.15Maintenant donc asemblez tous ceux qui sont dans la ville, afin que nous nous rendions tous volontairement au peuple d'Holoferne.15Et prenant la main droite de sa fille, il la mit dans la main droite de Tobie, et dit : Que le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob soit avec vous ; que lui-même vous unisse, et qu'il accomplisse sa bénédiction en vous.16Car il vaut mieux qu'étant captifs, nous vivions et bénissions le Seigneur, que de mourir et d'être en opprobre à toute chair, en voyant nos femmes et nos enfants périr ainsi sous nos yeux.16Et ayant pris du papier, ils écrivirent l'acte de mariage.17Et après cela, ils mangèrent en bénissant Dieu.17Nous vous conjurons aujouurd'hui, devant le ciel et la terre, et devant le Dieu de nos pères, qui Se venge de nous selon nos péchés, de livrer incessamment la ville entre les mains des soldats d'Holoferne, afin que notre mort soit prompte par le tranchant du glaive, car elle est trop longue par les ardeurs de la soif.18Et Raguël appela Anne, sa femme, et lui ordonna de préparer une autre chambre.18Et lorsqu'ils eurent ainsi parlé, il se fit de grands cris et des lamentations dans toute l'assemblée, et tous d'une seule voix, pendant plusieurs heures, crièrent vers Dieu, en disant:19Nous avons péché avec nos pères, nous avons agi injustement, nous avons commis l'iniquité.19Et elle y conduisit Sara, sa fille, qui (et celle-ci, note) se mit à pleurer.20Et elle lui dit : Aie bon courage, ma fille. Que le Seigneur du ciel compense en joie le chagrin que tu as éprouvé.20Ayez pitié de nous, parce que Vous êtes bon, ou vengez nos crimes en nous châtiant Vous-même; et ne livrez pas ceux qui Vous bénissent à un peuple qui ne Vous connaît point,21afin qu'on ne dise point parmi les nations : Où est leur Dieu?22Et lorsque, fatigués par ces cris et las de ces pleurs, ils se turent,23Ozias se levant, baigné de larmes, leur dit : Ayez bon courage, mes frères, et attendons pendant cinq jours la miséricorde du Seigneur.24Car peut-être apaisera-t-Il Sa colère, et fera-t-Il éclater la gloire de Son nom.25Mais si, ces cinq jours étant passés, il ne nous vient pas de secours, nous ferons ce que vous nous avez proposé.