Scrutatio

Tuesday, 28 May 2024 - Santi Emilio, Felice, Priamo e Feliciano ( Letture di oggi)

Livre de la Sagesse 13


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1Oui, vains par nature tous les hommes en qui se trouvait l'ignorance de Dieu, qui, en partant desbiens visibles, n'ont pas été capables de connaître Celui-qui-est, et qui, en considérant les oeuvres, n'ont pasreconnu l'Artisan.2Mais c'est le feu, ou le vent, ou l'air rapide, ou la voûte étoilée, ou l'eau impétueuse, ou lesluminaires du ciel, qu'ils ont considérés comme des dieux, gouverneurs du monde!3Que si, charmés de leur beauté, ils les ont pris pour des dieux, qu'ils sachent combien leur Maîtreest supérieur, car c'est la source même de la beauté qui les a créés.4Et si c'est leur puissance et leur activité qui les ont frappés, qu'ils en déduisent combien pluspuissant est Celui qui les a formés,5car la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, contempler leur Auteur.6Ceux-ci toutefois ne méritent qu'un blâme léger; peut-être en effet ne s'égarent-ils qu'en cherchantDieu et en voulant le trouver:7versés dans ses oeuvres, ils les explorent et se laissent prendre aux apparences, tant ce qu'on voitest beauté!8Et pourtant eux non plus ne sont point pardonnables:9s'ils ont été capables d'acquérir assez de science pour pouvoir scruter le monde, comment n'en ont-ils pas plus tôt découvert le Maître!10Mais malheureux sont-ils, avec leurs espoirs mis en des choses mortes, ceux qui ont appelé dieuxdes ouvrages de mains d'hommes, or, argent, traités avec art, figures d'animaux, ou pierre inutile, ouvrage d'unemain antique.11Et voici encore un bûcheron: il scie un arbre facile à manier, il en racle soigneusement toutel'écorce, il le travaille avec adresse, il en forme un objet propre aux usages de la vie.12Quant aux déchets de son travail, il les emploie à préparer sa nourriture et il se rassasie.13Et le déchet qui en reste et qui n'est bon à rien, un bois tordu et poussé tout en noeuds: il le prendet le sculpte avec l'application des heures de loisir, il le façonne, avec le savoir-faire des instants de détente; il luidonne une figure humaine,14ou bien il le fait semblable à quelque vil animal, le recouvre de vermillon, en rougit la surface àla sanguine, recouvre d'un enduit toutes ses taches.15Puis il lui fait une habitation convenable, le place dans un mur et l'assure avec du fer.16Ainsi veille-t-il à ce qu'il ne tombe pas, sachant bien qu'il est incapable de s'aider lui-même, carce n'est qu'une image, et il a besoin d'aide!17Pourtant, s'il veut prier pour ses biens, son mariage, ses enfants, il ne rougit pas d'adresser laparole à cet objet sans vie; pour la santé, il invoque ce qui est faible,18pour la vie, il implore ce qui est mort, pour un secours, il supplie ce qui a le moins d'expérience,pour un voyage, ce qui ne peut même pas se servir de ses pieds,19pour un gain, une entreprise, le succès du travail de ses mains, il demande de la vigueur à ce quin'a pas la moindre vigueur dans les mains!